Homéopathie et jeûne
Y a il avantage à associer, lorsque c’est le cas, les remèdes homéopathiques et le jeûne ?
Rappelons d’abord que les bienfaits du jeûne sont légions : amélioration des pathologies sévères comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’arthrite rhumatoïde, les maladies inflammatoires..., et mieux encore, souvent guérison des affections ordinaires comme les rhino-pharyngites, les migraines, l’intestin irritable, les insomnies, les dyspepsies, etc. Sont écartés du jeûne les individus trop minces, trop vieux, les femmes enceintes, les personnes fragiles, psychotiques, indisciplinées, grabataires.
Généralement la pratique du jeûne se passe bien, le corps se désintoxique, s’épure, s’économise. Et cela sans que l’on sache ni comment, ni pourquoi. Alors posons la question : pourquoi ces rétablissements ? Au plan scientifique aucune étude n’a pu en établir le mécanisme. Osons alors avancer en prenant appui d’abord sur la pratique de la méditation.
L’enseignement de la méditation repose sur la maitrise de l’esprit pour s’ouvrir à la conscience d’éveil. Le méditant doit se libérer des compressions mentales, des vécus nocifs, de son moi2, des nuisances affectives qui l’embarrassent et l’empêchent d’atteindre la libération intérieure. Procéder au nettoyage du contenu mental demande des années de pratique assidue mais lorsque délivrance il y a, elle met l’individu dans un état de paix et d’harmonie. Bien sûr, le retour au brouillard mental guette et oblige à maintenir la pratique. Notons seulement que l’accès à un état d’éveil et d’entendement demande l’épuration et le silence du mental.
C’est le même processus qui est à l’œuvre dans le jeûne : le corps n’étant plus occupé à nourrir ses organes et à assumer toutes les charges métaboliques liées à l’alimentation, est provisoirement libre pour pousser dehors les affections et autres désordres qui lui pèsent. Il y a là un processus d’épuration et de mise au silence physiologique, bénéfique au corps.
On le voit, dans les deux situations, méditation et jeûne, il y a mise au silence d’une mécanique imposante, dominante et réveil d’une action subtile, habile.
Revenons à notre sujet : est-il avantageux de prendre les remèdes homéopathiques pendant le jeûne ? La réponse est oui. Pour plusieurs raisons. Le jeûne est une période pendant laquelle le corps maigrit ou mieux se "dématérialise" et donc se transforme, à l’image des remèdes homéopathiques, en un "semblable" qui répond au semblable. Le rapprochement est certes fort grossier mais acceptable. Le jeûne est aussi un moment où le corps exhibe plus fortement ses atteintes et ses souffrances. C’est donc une exposition propice aux remèdes homéopathiques, mieux actifs sur les pathologies réactualisées, donc plus aigues et moins chroniques. Enfin le jeûne pousse dehors les affects un peu comme le font les remèdes homéopathiques. Notons que si en médecine classique, il faut adapter la posologie pendant le jeûne, aucune modification n’est à faire pour la prise des remèdes homéopathiques.
Au total, parce qu’ils y apportent un effet bénéfique, il est licite d’associer la prise des remèdes homéopathiques pendant la période de jeûne.
- Voir sur mon site le texte "Homéopathie et Méditation".
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