Homéopathie et cinéma  

   Les films sur l’homéopathie n’envahissent pas les écrans. Certes, il y a eu quelques rares émissions à la télévision. Mais peu ou pas de témoignages d’utilisateurs satisfaits. Avec, toujours lourdement rappelée, l’absence d’études prouvant son efficacité. D’où, pour ses détracteurs, le légitime déremboursement.    

  Un film pourtant essaye de faire le point autant auprès de patients conquis, que d’éleveurs de bétail satisfaits, de vétérinaires-homéopathes expérimentés, d’agriculteurs qui éradiquent les parasites végétaux par homéopathie, de malades cancéreux qui bénéficient d’accompagnement homéopathique. Ce film s’intitule "Homéopathie, une autre voie", de William Suerinck, visible en libre accès sur internet. Parole est donnée aussi à des confrères convaincus par leurs résultats. Ce film a reçu un écho favorable parmi les homéo-consommateurs, certes nombreux, mais pas majoritaires, alors que le grand public mal informé ou peu adepte est resté à distance.  

   Alors comment faire ? Comment informer le monde sur le dynamisme caché de cette surprenante homéopathie ? Comment expliquer son action ? son efficacité ? son énigmatique message ? Je lui ai consacré plusieurs livres, j’ai insisté sur son contenu secret, son enseignement lumineux, sans pourtant susciter un intérêt majeur. Faute d’expérience et de contacts dans la presse écrite et dans les médias télévisuels.  

   Pourquoi alors ne pas passer par des professionnels du cinéma aguerris me suis-je dit ? Et leur proposer de faire un film bien sûr ! Non pas conventionnel avec les habituels témoignages d’utilisateurs mais plutôt un film qui rende compte du monde deuxième où nous invite l’homéopathie. J’ai pensé, comme sujet, à la proximité de l’homéopathie avec le monde de l’Egypte pharaonique, idée venue en écrivant le livre "Voyage au bout du Nil" :

    - les hommes, Hahnemann père de l’homéopathie et  Champollion déchiffreur des hiéroglyphes se présentent avec des mêmes semblables, "les deux sont nés au XVIIIe siècle (1755 pour Hahnemann ; 1790 pour Champollion), les deux sont très doués en langue étrangère, les deux sont des travailleurs acharnés (Champollion, mort à 42 ans, le paiera de sa vie). Surtout les deux ont en charge de traduire des textes. Hahnemann, en contradiction avec le médecin anglais Cullen, découvre l’homéopathie en relevant les écrits contestables de celui-ci sur la poudre de quinquina ; Champollion, en compétition avec le chercheur anglais Young, déchiffre les hiéroglyphes en comparant trois écritures sur la pierre de Rosette (grec ancien, démotique qui est une écriture égyptienne ancienne et hiéroglyphes). Les deux avaient une mission : pour Hahnemann découvrir une pratique médicale méconnue jusque-là ; pour Champollion découvrir une écriture figurative méconnue jusque-là. Surtout, les deux accédaient à une connaissance cachée grâce à la loi des correspondances, la loi de la similitude pour Hahnemann, la science du sens utilisée par les Égyptiens antiques pour Champollion. Voilà la première similitude entre homéopathie et égyptologie, à travers le père de l’une et le père de l’autre".1 

     - les figurations dans les temples contiennent toujours un enseignement précis. Par exemple, le pharaon debout est toujours montré avec le pied gauche-yin du sens devant, le pied droit-yang de l’action en arrière, pour signifier que le sens doit précéder l’action, que chez pharaon le discernement premier devance tout mouvement, tout geste, tout acte. De même la latéralité en homéopathie exprime toujours une signification, une douleur à gauche renvoie selon le contexte au passé du malade tandis qu’une même douleur à droite porte sur son présent et son futur proche.                                                                   

   - le pharaon assis désigne l’harmonie atteinte, la sérénité continue, la paix maitrisée. De même, en homéopathie, l’amélioration par la position assise désigne souvent le retour favorable au calme, au stable, à un immobile bien-être, des signes importants dans le cadre d’une affection psychologique, généralement aggravée dans cette position.

  Le projet du film est ainsi de montrer, au cours d’une visite du temple de Louksor, au décours d’une rencontre entre un homéopathe féru d’Egyptologie, une physicienne quantique et un personnage perplexe, éclairagiste de métier, qu’il existe une correspondance subtile entre le savoir secret des pharaons et le haut enseignement dissimulé derrière les symptômes individuels lors de la maladie du malade.

 Tout au long de leur visite, le médecin dévoile les connaissances cachées du monde pharaonique en lien avec ses connaissances et ses découvertes inédites du monde homéopathique. Une histoire d’amour nait entre l’éclairagiste et la physicienne. Au total, un film alliant connaissance, romance, aventure, entendement, amour… Bien sûr, l’entreprise est imposante et onéreuse mais agréablement salutaire pour l’homme en quête de sens. Il ne reste plus qu’à jeter une bouteille dans le Nil…

                                                                                                                                                              Avril 2026

 


1 KAICI Moulay : Voyage au bout du Nil - Edition Nombre7 , 2024, pages 51-52

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